La fin de la vie est le début de la survivance

Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ? L’idée nous paraît étrange …

Les fleurs parfumées sont nos sœurs ; le cerf, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères …

L’homme blanc est l’ennemi de la terre ; lorsqu’il l’a conquise, il va plus loin …

Il traite sa mère, la terre, et son père, le ciel comme des choses à acheter, piller, vendre, comme les moutons ou les perles brillantes …

Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu’un désert … Qu’est-ce que l’homme sans les bêtes ? Si toutes les bêtes disparaissaient, l’homme mourrait d’une grande solitude de l’esprit. Car ce qui arrive aux bêtes, arrive bientôt à l’homme. Toutes choses se tiennent. Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes … La terre n’appartient pas à l’homme, l’homme appartient à la Terre. Toutes choses se tiennent. Ce n’est pas l’homme qui a tissé la trame de la vie : il en est seulement le fil. Tout ce qu’il fait à la trame, il le fait à lui-même.

Où est l’aigle ? Disparu

La fin de la vie est le début de la survivance.


Extraits de la réponse du Chef Seattle au gouvernement américain en 1854 qui lui proposait d’abandonner sa terre aux blancs et promettait une « réserve » pour le peuple indien.

. posté par Nelly le 01 septembre 2008